Les trucs à piquer aux relations BDSM

Publié le
October 1, 2021

On entend de plus en plus parler de rapports BDSM. Même sans pratiquer, il est important de porter un regard bienveillant et ouvert sur ce milieu. En creusant un peu, on peut même y trouver des pratiques qui sont à inscrire dans le cadre de toute relation de couple. Voici les 3 éléments qui peuvent bénéficier à presque n’importe qui ayant des rapports intimes avec un autre humain.

Le BDSM, c’est quoi ?

Cet acronyme signifie « bondage, domination, discipline et soumission, et sado-masochisme » domination-soumission. Ce terme désigne un ensemble de pratiques sexuelles et contractuelles utilisant la douleur, la contrainte, l'humiliation érotique ou la mise en scène de divers fantasmes sexuels. Les pratiques sadomasochistes sont fondées sur un contrat entre deux parties (pôle dominant et pôle dominé). Le but est d’atteindre la satisfaction et un bien-être, à travers la libération de dopamine et d’endorphines, deux hormones du bonheur et du plaisir. Le BDSM regroupe un ensemble de pratiques très diverses qui n’impliquent pas forcément un acte sexuel. Il y a donc de nombreuses façons de pratiquer le BDSM et chacun vient y prendre ce qu’il souhaite pour y trouver son plaisir. Si certaines pratiques peuvent sembler extrêmes, un certain nombre de règles régissent ce milieu et il serait bon de s’inspirer de certaines d’entre elles.

Discuter de ses envies, fixer ses limites (signer un contrat ?) … et renégocier régulièrement

Avant toute relation BDSM, il y a un long moment d’échanges afin de vérifier que les attentes de chaque partenaire sont assimilées et correspondent aux envies de l’autre. Il existe d’ailleurs des listes quasi exhaustives d’actes, ce qui permet de passer chacun en revue et de choisir si l’on est d’accord ou non pour les pratiquer. Les relations BDSM sont, la plupart du temps, régies par un contrat qui est signé et renégocié régulièrement. Tu trouves cela un peu excessif ? Après tout, rien de tel que d’écrire noir sur blanc des règles de fonctionnement afin de s’assurer qu’elles soient bien comprises et respectées. Cette discussion préalable est malheureusement beaucoup plus rare dans les relations dites « vanilles », alors qu’il est ici question de consentement, c’est donc un sujet de la plus haute importance. On pense trop souvent à tort que si on est ok pour un « rapport sexuel » on est ok pour tout. Or, il est important de définir ce que l’on entend pas rapport sexuel, quelles sont nos envies et nos limites. Il ne faut pas laisser de non-dits, de suppositions ou autres silences qui compliquent les choses alors qu’il suffit d’en parler pour se mettre d’accord. Que ce soit sur les actes ou le type de relation que l’on attend, je t'encourage fortement à en parler. Et n’hésite pas non plus à avoir cette conversation de façon régulière afin de se « mettre à jour » sur les envies et limites de saon partenaire.

Mettre en place un safe Word

Encore appelé « mot d’alerte » ou « mot de sécurité », ce safe word est primordial afin de respecter les envies, les besoins et les limites de chacun.e des partenaires. Il sonne la fin de la partie et permet donc d’exprimer une volonté sans aucune équivoque.

Il doit être déterminé avant le début du jeu, et pourra être utilisé à tout moment par le.a partenaire soumis.e. Il est important de choisir un mot qui ne corresponde pas au contexte sexuel. En effet, pendant un jeu SM, les mots les plus souvent évidents pour stopper une action comme « stop » ou « arrête » peuvent aussi être dits dans le cadre du jeu et ne pas refléter l'état d'esprit réel de taon partenaire.

Pour choisir un bon « safe word », vous pouvez utiliser le système de feu tricolore (vert, orange, rouge) souvent utilisé dans les pratiques BDSM ou sélectionner un mot qui ne risque pas d’être prononcé dans le contexte afin d’être certain de sa signification (certains aiment bien les mots du style artichaut ou ananas…).

Pourquoi aurait-on besoin d’un safe word ? Même an ayant beaucoup discuté avec saon partenaire sur nos limites, il se peut que l’on n’ait pas abordé un acte en particulier et que celui-ci se présente pendant un rapport. Il se peut aussi tout simplement que le contexte ne soit pas favorable à certaines pratiques (que ce soit le contexte émotionnel, physique…) ou que les envies d’un.e des 2 partenaires aient évolué. Bref il y a plein de raisons d’avoir un safe word ou tout du moins, d’avoir discuté au préalable de la possibilité de stopper un acte et de passer à autre chose sans que cela ne mette fin au rapport ou ne crée de la gêne.

Pratiquer l’after care

Si l’after care se conçoit plus facilement dans le cadre de relations impliquant un rapport de domination / soumission, de l’humiliation ou de la douleur, il n’est pas inutile dans d’autres situations. Mais au fait, c’est quoi l’after care ? C’est un moment privilégié entre les partenaires qui consiste à consacrer un certain temps de tendresse en prenant soin des émotions et des sensations physiques des deux participants. Ceci inclut de l'attention physique, de la communication verbale ou tout autre forme de soin nécessaire au bien-être des personnes. Il s’agit de s’assurer que tout le monde va bien avec des séances parfois intenses pour les 2 participant.e.s.

Et dans le cadre de relations sexuelles moins intenses, ce moment est-il important ? C’est même primordial de s’accorder du temps pour réaliser une transition entre le rapport sexuel qui vient de se produire et le retour à la vie de tous les jours, avec les préoccupations du quotidien. C’est surtout une sorte de moment de transition qui va permettre de gérer ses émotions et se préparer à passer à autre chose : soit vous êtes dans une relation de couple et vous en profitez pour débriefer et resserrer les liens, soit il s’agit d’un plan d’un soir et vous vous accordez le temps de clore ce petit moment et de vous séparer du sentiment d’attachement lié au plaisir que vous venez de ressentir ensemble. Pourquoi des partenaires qui viennent de sexer pourraient partir après avoir vécu une expérience intime à deux sans avoir pris quelques minutes pour faire le bilan, revenir au calme, vivre le sentiment de satisfaction ? Instaure donc un moment d’after care dans toutes tes relations.

A retenir

Au final, il est surtout question de consentement, de communication et de respect (et tout ça, c'est vraiment la base)

Rédigé par :
Aziadée
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